
On dit parfois que la bonne voiture vous séduira comme un coup de foudre, dès le premier regard. Et puisqu’il suffirait de quelques fractions de seconde à notre cerveau pour se forger une première impression, certaines automobiles partent avec une longueur d’avance.
La DS N°8 fait partie de celles qui ne laissent pas beaucoup de temps à la réflexion. . .
Il y a d’abord cette silhouette. Longue, élancée, imposante sans être massive, elle interpelle immédiatement par des proportions que l’on peine volontairement à ranger dans une catégorie précise. Ni véritable berline, ni SUV traditionnel, ce nouveau porte-drapeau de DS Automobiles préfère tracer sa propre voie. Sa signature lumineuse spectaculaire et ses 4,82 mètres de long achèvent de lui donner cette présence statutaire qui impose naturellement le respect.
Le deuxième regard appartient à l’habitacle. Ici encore, DS refuse la discrétion et pousse très loin sa propre interprétation du luxe automobile, entre matériaux travaillés, détails inspirés de l’artisanat français et ce spectaculaire volant en X qui semble avoir quitté un concept-car pour se retrouver dans une voiture de série.
Restait alors une question essentielle : le coup de foudre résisterait-il au passage derrière le volant ?
C’est finalement sur la route que la N°8 révèle la facette la plus intéressante de sa personnalité. Malgré son gabarit, elle inspire rapidement confiance. Sa conduite est fluide, naturelle et confortable, mais derrière cette douceur apparaît un dynamisme que sa silhouette de grande voyageuse luxueuse ne laisse pas forcément présager. Sans chercher à devenir sportive, elle conserve juste ce qu’il faut de caractère pour donner envie de conduire plutôt que de simplement se laisser transporter.
Exclusivement électrique, proposée en trois versions de 230 à 350 ch et capable d’annoncer jusqu’à 750 km d’autonomie WLTP, la DS N°8 porte désormais les ambitions de DS au sommet de sa gamme.
Nous avons pris son volant pour savoir si, passé le premier regard, la séduction opère toujours une fois les kilomètres commencés.

Positionement
Pour ceux qui veulent voyager autrement
La DS N°8 s’adresse avant tout à ceux qui recherchent une grande voiture électrique premium capable d’assurer aussi bien les déplacements quotidiens que les longs trajets, sans vouloir nécessairement passer par les références allemandes traditionnelles du segment.
Avec ses cinq places, son empattement généreux de 2,90 mètres et un coffre pouvant atteindre 620 litres, elle peut parfaitement endosser le rôle de voiture principale d’un couple ou d’une famille. L’espace disponible à l’arrière et le volume de chargement permettent d’envisager les départs en vacances sans devoir faire trop de compromis, tandis que l’autonomie pouvant atteindre 750 km WLTP constitue évidemment l’un de ses principaux arguments pour ceux qui parcourent régulièrement de longues distances.
Mais son positionnement ne se résume pas à une question de praticité.
La N°8 vise également une clientèle sensible au design, au confort et à la qualité de l’environnement intérieur. Ceux qui recherchent une voiture statutaire, capable de valoriser aussi bien un usage privé que professionnel, trouveront ici une proposition qui se démarque volontairement des codes plus classiques du premium.
Elle conviendra particulièrement aux gros rouleurs qui souhaitent passer à l’électrique sans renoncer à la vocation de grande routière, mais aussi aux conducteurs qui privilégient le confort et le silence tout en souhaitant conserver un véritable agrément de conduite. Comme nous l’avons constaté au volant, la N°8 assure un excellent niveau de confort à ses occupants tout en conservant suffisamment de dynamisme pour offrir un réel agrément de conduite.
En revanche, ses 4,82 mètres de long et 1,90 mètre de large en font naturellement une voiture moins adaptée à ceux dont l’utilisation est essentiellement urbaine. Elle prend davantage de sens comme grande routière familiale ou professionnelle que comme véhicule destiné aux petits trajets en centre-ville.
Son univers très affirmé constitue enfin une partie essentielle de son positionnement. La N°8 s’adresse probablement moins à ceux qui recherchent le choix premium le plus conventionnel qu’à ceux qui veulent justement s’en éloigner. Une clientèle qui souhaite une voiture confortable et statutaire, mais également différente, avec une identité suffisamment forte pour ne pas se fondre dans le paysage.


DESIGN
Une identité forte, de l’avant jusqu’à l’arrière
Inspirée du concept DS AERO SPORT LOUNGE, la DS N°8 conserve une partie de l’audace d’un concept-car tout en l’adaptant aux contraintes d’un modèle de série. Et contrairement à certaines voitures dont le caractère repose essentiellement sur leur face avant, la N°8 a été travaillée comme un ensemble : sa silhouette et son arrière participent autant à son identité que son spectaculaire regard.
Une face avant spectaculaire
C’est probablement de face que la N°8 exprime le mieux le changement de langage stylistique opéré par DS. L’avant est large, bas et particulièrement graphique, avec un parti pris assez clair : plutôt que de donner artificiellement du caractère à la voiture à travers une calandre surdimensionnée, les designers ont choisi de travailler essentiellement avec la lumière.
La traditionnelle grille perd ainsi son rôle central au profit de la DS Luminascreen, une surface lumineuse au centre de laquelle prend place le logo DS rétroéclairé. De fines lignes verticales semblent ensuite se diffuser dans la carrosserie, créant un effet particulièrement saisissant lorsque la voiture s’éclaire.
Le regard se construit autour de cette mise en scène. De part et d’autre, les DS Lightblade descendent verticalement vers le bouclier et accentuent visuellement la largeur de la N°8, tandis que les projecteurs DS Pixelvision, beaucoup plus fins, se font presque discrets. Un contraste intéressant : les phares, traditionnellement chargés de donner une expression à une voiture, laissent ici une partie de ce rôle à la signature lumineuse.
Le capot long et relativement bas termine de poser les proportions. Vue de face, la N°8 évoque d’ailleurs moins un SUV traditionnel qu’une grande routière particulièrement large et bien assise sur la route.
L’ensemble est spectaculaire, mais évite finalement la surenchère que l’on aurait pu craindre sur un nouveau porte-drapeau. La N°8 n’a pas besoin d’une calandre imposante pour affirmer son statut : elle utilise la lumière pour construire sa présence et, surtout, une identité immédiatement reconnaissable.
Une silhouette entre berline et SUV Coupé
De profil, la N°8 révèle peut-être le mieux l’originalité de ses proportions. Avec 4,82 mètres de long pour seulement 1,58 mètre de haut, elle joue davantage la carte de l’élégance que celle de la robustesse généralement associée aux SUV. Sa garde au sol limitée à 15,5 cm confirme cette impression : on est finalement plus proche d’une grande routière légèrement surélevée que d’un SUV traditionnel.
Le dessin accompagne cette recherche de fluidité. Le pare-brise fortement incliné s’inscrit presque dans le prolongement du capot et la ligne de toit s’étire avant de redescendre progressivement vers l’arrière. Cette silhouette de fastback donne à la N°8 une allure plus dynamique que son gabarit ne pourrait le laisser penser, tout en répondant à un objectif très concret d’efficacité aérodynamique.


Les flancs restent étonnamment épurés. Peu d’artifices viennent interrompre les surfaces de carrosserie : les poignées avant sont affleurantes, celles des portes arrière étant directement dissimulées dans les montants. Un choix qui préserve la continuité du profil et accentue encore cette impression de longueur.
Les roues, qui peuvent atteindre 21 pouces, auraient facilement pu paraître démesurées. Elles trouvent pourtant naturellement leur place dans les passages de roues et contribuent à asseoir visuellement la voiture sans alourdir sa silhouette.
C’est finalement de profil que la définition de « SUV Coupé » retenue par DS devient presque secondaire. La N°8 emprunte aux codes du SUV, de la berline et du fastback pour construire une silhouette qui lui est propre. Et derrière cette recherche esthétique se cache un autre enjeu majeur : l’aérodynamisme. Sur la N°8, le travail aérodynamique ne se devine pas forcément au premier regard, mais il a largement influencé le dessin de la voiture. Avec un coefficient de traînée de 0,24, DS signe une valeur particulièrement intéressante pour un modèle de ce gabarit. Selon le constructeur, cette optimisation permettrait à elle seule de gagner jusqu’à 60 km d’autonomie sur le cycle WLTP. La ligne de toit fuyante prend alors tout son sens. Elle contribue à l’élégance de la silhouette, mais répond aussi à une fonction bien précise : accompagner l’air le plus proprement possible jusqu’à l’arrière de la voiture afin de limiter les turbulences. Sur la N°8, le style et l’efficience ont donc été pensés ensemble. Un choix particulièrement pertinent pour une grande électrique, où quelques kilomètres d’autonomie supplémentaires se gagnent aussi dans les détails.
Un arrière qui ne ressemble à aucun autre modèle DS
L’arrière est probablement la partie la plus singulière de la N°8. La ligne de toit vient naturellement se prolonger dans une lunette fortement inclinée, donnant au hayon une allure particulièrement élancée. La signature lumineuse joue ici encore un rôle essentiel. Les feux traversent horizontalement une partie du hayon avant de se prolonger par de fines lignes verticales aux extrémités de la carrosserie. Une architecture qui fait écho aux DS Lightblade de la face avant et donne à la N°8 une identité immédiatement reconnaissable, de jour comme de nuit.
Dimensions et volumes de la DS N°8
| CARACTÉRISTIQUES | DS N°8 |
|---|---|
| DIMENSIONS | |
| Longueur | 4 820 mm |
| Largeur | 1 900 mm |
| Hauteur | 1 580 mm |
| Empattement | 2 900 mm |
| Garde au sol | 155 mm |
| VOLUMES | |
| Nombre de places | 5 |
| Volume du coffre | Jusqu’à 620 litres |
| Profondeur du coffre | 1,16 m |
Données correspondant à la DS N°8.
DESIGN INTÉRIEUR
Un salon roulant, mais à la manière de DS
Ouvrir la porte de la N°8, c’est changer d’univers. À une époque où de nombreux habitacles premium commencent à se ressembler, DS continue de chercher sa propre voie.
La planche de bord est large, enveloppante et presque architecturale. L’aluminium occupe une place importante, les aérateurs sont intégrés au dessin et l’éclairage d’ambiance participe réellement à l’atmosphère. On retrouve aussi ces petits détails typiquement DS : le guillochage Clous de Paris, le point perle, le cuir Nappa à confection bracelet de montre ou encore certaines commandes travaillées presque comme des bijoux. Cela peut sembler beaucoup lorsqu’on énumère tout sur le papier, mais une fois à bord, l’ensemble fonctionne pourtant étonnamment bien. Mais l’élément qui attire immédiatement le regard reste évidemment le volant.

Ce fameux volant en X
Il fallait oser. Le volant en X de la N°8 ressemble presque davantage à celui d’un concept-car qu’à celui d’une voiture de série. Et, comme souvent avec les choix stylistiques très affirmés de DS, certains vont l’adorer et d’autres probablement beaucoup moins. Personnellement, j’aime surtout le fait que DS ait pris le risque.
On pourrait craindre qu’il ne soit qu’un exercice de style, mais après quelques kilomètres, sa forme devient beaucoup plus naturelle qu’elle ne le paraît au premier regard. Les différentes zones de préhension trouvent rapidement leur logique et il participe finalement beaucoup à l’identité de la voiture.
Face au conducteur, un combiné numérique de 10,25 pouces affiche les informations essentielles, tandis qu’un grand écran central de 16 pouces accueille le DS Iris System 2.0. L’ensemble est complété par le head-up display, qui permet de conserver les principales informations dans le champ de vision.
Le confort avant tout
Les sièges méritent également qu’on s’y attarde. Ils sont enveloppants, généreusement rembourrés et peuvent être chauffants, ventilés et massants. DS propose même son système Neck Warmer, qui diffuse de l’air chaud au niveau de la nuque.
À l’arrière, l’empattement de 2,90 mètres fait son effet. L’espace aux jambes est généreux et les dossiers sont inclinés à 30°. Selon la configuration, les passagers peuvent également profiter de sièges chauffants et ventilés. On comprend rapidement que la N°8 n’a pas été pensée uniquement autour de celui qui tient le volant : c’est une voiture dans laquelle les autres places comptent aussi.
Et pour accompagner les longs trajets, le système Focal Electra 3D associe 14 haut-parleurs à un amplificateur de 690 W. Deux de ces haut-parleurs sont intégrés au pavillon afin de créer une scène sonore immersive en trois dimensions.
Malgré sa silhouette fuyante, la N°8 n’oublie pas non plus la praticité. Son coffre peut atteindre 620 litres sous tablette et sa profondeur de 1,16 m permet d’embarquer des objets assez longs sans forcément rabattre les dossiers arrière. Pour une voiture qui accorde autant d’importance à son style, c’est plutôt une bonne surprise.










SUR LA ROUTE
Une grande voyageuse qui n’oublie pas le plaisir de conduire
C’est probablement ici que la N°8 m’a le plus surprise. En regardant cette grande silhouette luxueuse, je m’attendais évidemment à beaucoup de confort, au silence, à la douceur et à cette sensation de cocon que DS cultive depuis plusieurs années. Tout cela est bien là. Mais je ne m’attendais pas forcément à trouver, derrière autant de fluidité, un véritable plaisir de conduite.
Dès les premiers kilomètres, la N°8 inspire confiance. Malgré son gabarit, elle ne paraît jamais intimidante une fois derrière le volant. On comprend rapidement ses dimensions, les commandes sont progressives et ses réactions naturelles. Elle donne surtout cette agréable impression de faire exactement ce qu’on lui demande.
À faible allure, elle glisse presque sur la route et le silence de la motorisation électrique accentue encore cette sensation de douceur. Mais fluide ne veut pas dire molle. Il suffit d’augmenter le rythme pour découvrir une autre facette de sa personnalité. La réponse à l’accélérateur devient plus franche, les reprises sont immédiates et cette grande DS se montre étonnamment dynamique. La sportivité n’est évidemment pas sa vocation, mais son dynamisme et ses réactions suffisamment franches permettent de prendre un vrai plaisir à son volant.
C’est probablement cet équilibre que j’ai préféré : elle est douce sans être molle, dynamique sans sacrifier son confort.


Sur une route plus sinueuse, elle accompagne les changements de direction avec davantage de naturel que sa silhouette pourrait le laisser penser. Son gabarit ne disparaît évidemment pas par magie, mais elle évite cette impression de lourdeur que certaines grandes électriques peuvent transmettre. La direction participe à cette sensation : agréable lorsque l’on roule tranquillement, elle reste suffisamment précise lorsqu’on augmente le rythme pour placer la voiture sans hésitation.
La DS Active Scan Suspension contribue largement à cet équilibre. Une caméra analyse la chaussée tandis que différents capteurs et accéléromètres permettent d’adapter l’amortissement de chaque roue. Mais au-delà de la technologie, ce qui m’intéresse surtout, c’est ce que l’on ressent derrière le volant. Et la N°8 donne avant tout l’impression d’être parfaitement posée sur la route. Elle filtre efficacement les imperfections sans donner la sensation de flotter, les mouvements de caisse restent maîtrisés et cette sérénité demeure même lorsque la route devient plus exigeante.
De la puissance, mais surtout de la maîtrise
Dans sa version AWD Long Range, celle de notre essai, la N°8 développe 350 ch grâce à ses deux moteurs électriques et peut ponctuellement atteindre 375 ch avec la fonction boost. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 5,4 secondes. C’est rapide, très rapide même pour une voiture dont la philosophie est avant tout celle du voyage.
Pourtant, ce n’est absolument pas ce chiffre qui définit le mieux l’expérience au volant. La puissance est surtout appréciable pour la facilité qu’elle apporte au quotidien. Un dépassement se fait sans effort, une insertion ne demande aucune anticipation particulière et les reprises sont immédiatement disponibles. La transmission intégrale renforce encore cette sensation de confiance lorsque l’on sollicite davantage la mécanique.
Mais la N°8 ne passe pas son temps à vous rappeler qu’elle possède 350 ch. Elle garde sa puissance en réserve et vous la donne lorsque vous la demandez.
Sur autoroute, elle retrouve naturellement son élément. Stable, particulièrement silencieuse et confortable, elle donne cette impression que les kilomètres pourraient défiler pendant des heures sans devenir fatigants. C’est probablement là que son statut de grande voyageuse prend tout son sens.
Un freinage régénératif facile à gérer
La récupération d’énergie peut être réglée sur trois niveaux directement grâce aux palettes placées derrière le volant. J’apprécie cette solution parce qu’elle permet de modifier rapidement le comportement de la voiture sans devoir chercher un réglage dans l’écran central.
La N°8 propose également un mode One Pedal, capable d’aller jusqu’à l’arrêt complet. En ville, il devient alors possible d’effectuer une grande partie de ses déplacements en utilisant essentiellement l’accélérateur. Une fonction qui demande quelques kilomètres d’adaptation, mais qui s’accorde finalement très bien avec la conduite douce et fluide de la N°8.
MOTORISATIONS
Trois versions, jusqu’à 350 ch
La DS N°8 est exclusivement électrique et repose sur la plateforme STLA Medium. La gamme s’articule autour de trois motorisations, avec deux capacités de batterie et le choix entre traction avant et transmission intégrale.
La première version, FWD 230 ch, associe un moteur électrique installé sur le train avant à une batterie de 74 kWh utiles. Avec la fonction boost, la puissance peut atteindre 260 ch.
Au-dessus, la FWD LONG RANGE passe à 245 ch et reçoit surtout la grande batterie de 97,2 kWh utiles. Avec le boost, la puissance peut atteindre 280 ch. C’est aussi la version qui va le plus loin : DS annonce jusqu’à 750 km d’autonomie WLTP, ainsi que plus de 500 km sur autoroute à une vitesse stabilisée de 120 km/h.
Enfin, au sommet de la gamme, la AWD LONG RANGE — celle que nous avons essayée — ajoute un second moteur électrique et bénéficie ainsi de quatre roues motrices. La puissance atteint 350 ch, et jusqu’à 375 ch avec le boost. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 5,4 secondes, contre 7,7 à 7,8 secondes pour les deux versions à traction avant.
Quelle que soit la motorisation choisie, la vitesse maximale reste limitée à 190 km/h.
AUTONOMIE
750 km : un chiffre qui change la manière d’envisager le voyage
La question de l’autonomie reste encore l’une des premières posées lorsqu’on parle de voiture électrique. Et avec jusqu’à 750 km WLTP, la N°8 apporte une réponse plutôt convaincante.
Ce résultat concerne la FWD Long Range, équipée de la batterie de 97,2 kWh utiles, mais il ne repose pas uniquement sur la capacité de cette dernière. Le travail réalisé sur l’aérodynamisme joue également un rôle important, avec notamment un Cx de 0,24. Sur cette version, DS annonce une consommation de 12,9 kWh/100 km en cycle WLTP et plus de 500 km d’autonomie sur autoroute à une vitesse constante de 120 km/h.
Notre modèle d’essai était toutefois la AWD Long Range de 350 ch, pour laquelle DS annonce une consommation WLTP de 14,2 kWh/100 km et jusqu’à 686 km d’autonomie dans le communiqué de lancement. Durant notre essai, l’ordinateur de bord affichait une moyenne de 13,6 kWh/100 km, un résultat particulièrement intéressant compte tenu de la puissance et du gabarit de la voiture.
Bien sûr, l’autonomie réelle dépendra toujours de la température, du relief, de la vitesse et de la manière de conduire. Mais avec une telle réserve, partir pour un long trajet en électrique demande déjà beaucoup moins de compromis.
LES +
- Une présence et un design réellement distinctifs
- Habitacle particulièrement raffiné
- Excellent confort
- Conduite fluide et rassurante
- Plus dynamique que sa silhouette ne le laisse penser
- Consommation particulièrement maîtrisée
- Jusqu’à 750 km d’autonomie WLTP
- Très bonne habitabilité
- Coffre jusqu’à 620 litres
- Performances de la version AWD Long Range
- Équipements technologiques très complets
LES –
- Gabarit important en ville
- Certains choix stylistiques ne feront pas l’unanimité
- Puissance de recharge de 160 kW en retrait face aux meilleures concurrentes
- Certaines fonctions passent encore par l’écran central
- Tarif élevé sur les versions les plus équipées
VERDICT
Avec la N°8, DS Automobiles franchit incontestablement un cap. Plus grande, plus technologique et exclusivement électrique, elle incarne désormais le sommet de la gamme.
Son principal atout reste sa cohérence. Le design spectaculaire n’est pas uniquement esthétique puisqu’il participe directement à l’efficience aérodynamique. L’habitacle poursuit cette recherche de différenciation, avec une présentation et des matériaux qui donnent à la N°8 une identité propre. Quant à l’autonomie pouvant atteindre 750 km WLTP, elle apporte une réponse convaincante à l’une des principales préoccupations liées aux longs trajets en électrique.
Sur la route, la N°8 confirme surtout qu’un haut niveau de confort ne doit pas nécessairement se traduire par une conduite sans caractère. Elle inspire rapidement confiance et son comportement se montre fluide, prévisible et rassurant. La suspension privilégie le confort, mais le châssis conserve la rigueur et la direction la précision nécessaires pour accompagner une conduite plus soutenue lorsque la route s’y prête.
Elle n’est pas sportive et ne prétend pas l’être. Elle possède néanmoins cette pointe de dynamisme qui lui permet d’éviter le piège du grand salon roulant déconnecté de la route. Un équilibre particulièrement réussi compte tenu de son gabarit et de son positionnement.
Quelques réserves subsistent. Une puissance maximale de recharge de 160 kW apparaît aujourd’hui relativement modeste face aux architectures les plus performantes du marché, et les dimensions généreuses de la N°8 sont moins adaptées à un environnement urbain. Son parti pris esthétique très affirmé constituera également une force pour certains et un frein pour d’autres.
Mais DS avait surtout besoin d’un modèle capable d’assumer pleinement son rôle de porte-drapeau. La N°8 possède cette présence, mais aussi les qualités routières et l’autonomie nécessaires pour ne pas se limiter à un exercice de style.
Elle impose par son allure, rassure par son comportement et surprend par son dynamisme. Une combinaison qui fait de la N°8 une proposition singulière et crédible dans un segment premium électrique où se différencier devient probablement aussi important que d’aligner les chiffres.
| Confort | |
| Vie à bord | |
| Agrément de conduite | |
| Technologies | |
| Plaisir de conduite | |
| Comportement routier |






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